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Les chroniques du PotoArbitre 2020 /2021

Chronique #13

 

Pouvait on accorder un essai suite à la tentative de Drop de Gibert a la 80eme ?

 

Quelle fin de match ... Entre le choix de prendre les points à la 78ème, puis ces quelques temps de jeu Parisiens, très mal gérés heureusement, puis cette tentative de drop, pour finir en apothéose par ce coup de pied au but salvateur de Gibert ! Vraiment un finish digne d'une fin de saison de Game of Throne (enfin les premières saisons avec du sang, des trahisons et des larmes et pas de résurrections miraculeuses). 

Si le premier choix de prendre les points était malencontreux (car trop de précipitation et une erreur du panneau d'affichage qui n'est pas géré par le corps arbitral mais par l'organisateur - i.e. le Stade Français) et tout est déjà expliqué dans la chronique #03 de la saison dernière, c'est sur la tentative de drop manquée à la 83ème que nous allons nous concentrer. La question que l'on peut se poser est : 

Pourquoi n'y a-t-il pas eu essai à la réception ? (A la 4ème minute du résumé)

 

Je commencerais, par pure esprit provocateur, en répondant cela : Parce que l'arbitre avait sifflé. 

Cette justification est totalement vraie, mais peu compréhensible vue la situation, que nous allons analyser ensemble. 

Suite à une touche à l'entrée des 22m parisiens, une faute des roses est signalée sur le maul, mais comme l'action des racingmen est dynamique, l'arbitre laisse un avantage. 

Le jeu est ensuite déplacé vers le centre du terrain, où Gibert tente le drop, mais le rate. L'arbitre choisit donc de siffler et de revenir à la pénalité, l'avantage n'ayant pas profité puisque le Racing n'a pas progressé clairement, mais sans voir qu'au point de chute du ballon, Henry Chavancy était là pour aplatir dans l'en-but.

Beaucoup ont contesté et crié à l'erreur d'arbitrage, mais, soyons clair, s'il y a peut-être une mauvaise appréciation de la situation globale, il n'y a aucune erreur d'arbitrage. 

En effet, l'avantage est soumis à la seule et libre interprétation de l'arbitre, et il est le seul à pouvoir juger qu'il profite ou non.

Revenons à la Règle n°7, l'Avantage :

"Si une équipe obtient un avantage après une infraction commise par leurs adversaires, l’arbitre peut laisser jouer dans le but d'assurer la continuité du jeu."

Prenons ensuite le paragraphe n°2 :

"L'avantage est terminé si :

  1. L'arbitre considère que l'équipe non fautive a obtenu un avantage. L'arbitre laisse le jeu se poursuivre ;
  2. L'arbitre considère que l'équipe non fautive n'obtiendra probablement pas d’avantage. L'arbitre arrête le jeu et applique la sanction pour l'infraction à partir de laquelle l'avantage avait été joué ; 
  3. L'équipe non fautive commet une infraction avant d'avoir obtenu un avantage. L'arbitre arrête le jeu et applique la sanction pour la première infraction. Si une infraction relève du jeu déloyal, l'arbitre appliquera la ou les sanctions appropriées pour cette infraction ; 
  4. L'équipe fautive commet une deuxième fois ou plus une infraction à partir de laquelle aucun avantage ne peut être obtenu. L'arbitre arrête le jeu et permet au capitaine de l'équipe non fautive de choisir la sanction la plus avantageuse pour son équipe."

Ici, l'arbitre a considéré que, comme indiqué dans le petit 2, l'avantage n'a pas profité et revient à la pénalité.

 

Toutefois, aurait-il pu vérifier à la vidéo pour accorder l'essai ?

Non, cela aurait été injuste envers les parisiens. Comme la pénalité était sifflée, les parisiens avaient commencé à se replacer.

 

Vous me direz certainement qu'il aurait pu faire plus attention, du coup, je vais vous parler avec l'expérience de ces situations :

En temps normal, sur un jeu au pied, il y a 3 phases pour l'arbitre :

  1. Détecter les situations de  de hors-jeu des coéquipiers du botteur, et les guider verbalement.
  2. Se déplacer vers le point de chute (donc courir très vite)
  3. Contrôler la réception du ballon (duel aérien, plaquage, regroupement, en-avant ...)

Ici, en plus de ces éléments, l'arbitre doit aussi gérer deux autres choses :

  1. La tentative de drop va-t-elle aboutir ? (ce qui demande une très grande attention).
  2. L'avantage toujours en cours (Expliquer la faute, et la position du point de faute)

Avec l'ensemble de ces paramètres, il est facile de comprendre que l'arbitre ait sifflé pour revenir à la pénalité, d'autant qu'il avait déjà plus de 80 minutes dans les jambes.

 

En plus, la fin était heureuse avec cette victoire, alors reprenons :

Flexioooooon, Lieeeeeeez, JEEEEEEEEU !


 

Mais qui est le PotoArbitre ?

Membre du Bureau des Poteaux Ciel & Blanc et jeune ingénieur de 27 ans, après une approche du jeu peu fructueuse à l'EDR de Colombes entre 13 et 15 ans, c'est lors de ses études à Rouen que notre Poto-Arbitre a trouvé l'amour du terrain, puis celui du sifflet, qu'il a promené sur les terrains de Normandie, d'Ile-de-France, de Bourgogne et même d'Inde pendant 4 ans.

Ayant trouvé depuis une équipe de Rugby à 5 où il se plait bien, il a quelques peu délaissé son sifflet ces 2 dernières années, mais il vient de le retrouver, car il lui manquait trop.

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