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Les chroniques du PotoArbitre

Chronique #7

 

Mais pourquoi diable faire des journées de l’arbitrage se demande André (postier de son état) dans la tribune des poteaux ?

 

L’arbitre est le garant de l’application des règles de notre sport : sans lui point de jeu. Depuis plusieurs années les règles se complexifient et les enjeux financiers grandissent amenant l’homme en noir (mais il peut être aussi vert, jaune ou rose) à être de plus en plus souvent, au milieu de la polémique tant pour le supporteur de base que pour les membres des staffs (on ne parlera pas des commentateurs sportifs notre tension risquerait de monter).

Ceci implique de plus en plus de faire preuve de pédagogie pour expliquer les décisions arbitrales, comme modestement ces articles du poto arbitre essayent d’amener leur pierre à cet édifice bien fragile.

 

Les 12èmes Journées nationales de l’Arbitrage ont été lancées le 8 octobre par le groupe La Poste. Le rugby y a été mis à l’honneur comme vecteur des valeurs de l’arbitrage.

Cette année, les Journées nationales de l’arbitrage valorisent la place de «l’autorité positive » dans notre société et sur les terrains de sport. Celle-ci est établie en droit et guidée par la volonté de servir l’intérêt du jeu, d’en assurer la continuité et de protéger chaque joueur individuellement. L’organisation des Journées nationales de l’arbitrage est une grande opportunité pour mobiliser l’ensemble des acteurs du sport et sensibiliser tous les publics autour du respect de l’arbitre.

Et comme vous pouvez le voir sur la gauche de ce post les chiffres de l'arbitrage dans le rugby ne sont pas anodins.

 

Mais du coup comment devient on arbitre de Rugby et quel est le parcours normal de leur progression ?

 

 

Au rugby, il y a deux parcours pour devenir arbitre, qui dépendent de l’âge auquel se déclare la vocation.

 

En école de rugby, des jeunes peuvent suivre des formations pour arbitrer des matchs sur des plateaux, avec un arbitre officiel en supervision. De plus, de nombreux clubs se servent de cette formation pour créer une « école d’arbitrage » où les officiels du club aident les jeunes à découvrir l’arbitrage, et à « affronter » d’autres jeunes pousses de l’arbitrage dans un concours national organisé par France Rugby (ex FFR).

Puis, un jeune de 15 ans peut demander, avec l’autorisation des ses parents, une licence arbitre.

Les jeunes arbitres pourront, avant leurs 25 ans, passer fédéral via un concours « Jeune Arbitre ».

Mais la vocation ne vient pas aussi tôt pour tout le monde. Par exemple, c’est à 20 que j’ai commencé à m’y intéresser, et à 21 ans que je m’y suis mis. J’ai contacté mon coach qui m’a mis en contact avec un des arbitres du club, et il s’est chargé de faire ma licence.

C’est donc très simple, il suffit de demander à son club de faire une licence, comme pour jouer, mais en ajoutant la fonction arbitre. La licence sera accompagnée d’un certificat médical.

Pour que la fonction ACF (Arbitre en cours de Formation) soit validée, on suit une formation sur une matinée, avec une formation théorique, puis des ateliers sur le terrain, pour finir par un test physique puis un petit examen, composé d’un petit QCM et d’une feuille de match à remplir, avec un scénario très simple.

Une fois ACF, il faut arbitrer 4 matchs dans la saison et suivre des sessions de formations mensuelles pour pouvoir passer l’examen « stagiaire », qui est un peu plus compliqué, on y ajoute les premiers exercices de définitions.

Les ACF arbitrent essentiellement des matchs de cadets et juniors régionaux, et parfois des réserves de Promotion ou Division Honneur.

Les arbitres stagiaires peuvent commencer à arbitrer quelques matchs de séries, selon le nombre d’arbitres dans les ligues.

Un arbitre stagiaire doit arbitrer 6 matchs sur une même saison pour prétendre à l’examen d’arbitre Régional.

L’examen d’arbitre régional comprend un exercice de définitions éliminatoire, des QCM, une épreuve vidéo, une feuille de match à remplir, mais aussi un exercice sur la connaissance du jeu.

L’arbitre régional peut arbitrer dans toutes les divisions régionales, et aussi en réserves de Fédérales 2 et 3, et en Fédérale 2 Féminine.

La dernière étape est ensuite l’examen fédéral, composé d’une épreuve écrite et d’une épreuve orale, qui permet d’accéder à la fédérale 3.

Les arbitres fédéraux sont classés au niveau national, et sont évalués sur tous leur match, ce qui, selon leurs prestations, peut leur permettre de monter en Fédérale 2, et pourquoi pas en Fed 1, Pro d2 ou Top 14 ?

En tous cas, même à ce niveau, des cessions de formation sont organisées tous les mois, et tous les ans, les arbitres doivent passer des tests physiques avec des exigences croissantes selon le niveau.

De plus, qu’il soit supervisé ou non, car avant le niveau fédéral, l’arbitre de champs est le seul officiel désigné sur un match, l’arbitre s’entraîne, et cherche à toujours apprendre de ses erreurs, dans un environnement parfois hostile.

Pour ma part, j’ai choisi une autre voie après avoir réussi mon examen régional. J’ai décidé de passer le Poto-Exam !

FLEXION ! LIEZ ! JEU !


 

Mais qui est le PotoArbitre ?

Membre du Bureau des Poteaux Ciel & Blanc et jeune ingénieur de 26 ans, après une approche du jeu peu fructueuse à l'EDR de Colombes entre 13 et 15 ans, c'est lors de ses études à Rouen que notre Poto-Arbitre a trouvé l'amour du terrain, puis celui du sifflet, qu'il a promené sur les terrains de Normandie, d'Ile-de-France, de Bourgogne et même d'Inde pendant 4 ans.

Ayant trouvé depuis une équipe de Rugby à 5 où il se plait bien, il a quelques peu délaissé son sifflet, sans pour autant perdre son âme d'arbitre.

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